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Attention à la contagion narcissique et au rétrécissement du monde !

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Se défocaliser de soi-même, s’affranchir de l’ego, plutôt que le nourrir, pour son bien et celui de tout et de tous, cette ligne directrice semblera évidente aux être éveillés. Mais elle n’est pas une évidence pour tout le monde, même en termes de pertinence. Alors contextualisons plusieurs approches de l’ego en parlant conduite automobile.

  • Égotisme : disposition à analyser en détail sa propre personnalité physique et morale. Chez un conducteur, il s’interrogera sur son comportement au volant. Son intention est de comprendre et connaitre.
  • Égocentrisme : tendance à se placer au centre de tout, à tout rapporter à soi. Ce qui est déjà un trouble de la perception et du discernement. Sur la route, cela peut se traduire par exemple par quelqu’un qui va stopper son véhicule pour son intérêt et bloquer le passage aux autres automobilistes. Ce n’est pas forcément un mépris d’autrui mais c’est surtout une priorité donnée à soi.
  • Égoïsme : attachement excessif à soi-même qui fait que l’on recherche exclusivement son plaisir et son intérêt personnels. Là, on se fiche des autres. Sur le bitume, c’est cette voiture (image ci-dessous) qui longe des dizaines de véhicules pour se rabattre en totale infraction avec le code de la route. Elle passe devant tout le monde en méprisant ceux qui circulent dans le respect des règles.
  • Narcissisme : amour excessif (de l’image) de soi, associant survalorisation de soi et dévalorisation de l’autre. Sur la route, c’est le fou du volant qui ne respecte aucune distance de sécurité, qui slalome parce que les autres le dérangent. C’est celui qui dans un délire de supériorité peut blesser ou tuer. Il est toxique, et souvent en colère, agressif…

Les réseaux sociaux – et particulièrement Instagram – sont un terrain de jeu, mais aussi de culture de l’égocentrisme, de l’égoïsme et du narcissisme (grandiose). Notamment quand l’outil digital est perçu comme un moyen de faire la promotion de soi.

« L’égocentrisme est fondamentalement un obstacle sur le chemin de la liberté et un rétrécissement du monde : si l’on vit avec le sentiment exacerbé de l’importance de soi, si l’on se représente l’ensemble de nos rapports aux autres et au monde en fonction de notre ego, on instrumentalise les êtres. […] L’univers apparaît comme une sorte de catalogue où l’on pourrait commander tout ce que l’on souhaite. […] On finit par être obsédé par le moindre plaisir et déplaisir. […] On devient très vulnérable. […] Les humbles ne sont pas des gens remarquables qui s’évertuent à se persuader qu’ils sont nuls, mais des êtres qui font peu cas de leur ego. » Matthieu Ricard, moine bouddhiste interprète du Dalaï-lama.

« Quand on souffre beaucoup, on écoute les autres en pensant à soi, on regarde le monde en pensant à soi. C’est épuisant et stérilisant. […] On pourrait dire à propos de la dépression qu’il s’agît d’un égocentrisme autoxique. » Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, dans le livre « A nous la liberté ! » – Allary Editions

Dans notre histoire, Elly doit dépasser l’obstruction, les interférences, et le parasitage que représente l’ego. Car c’est dans l’ouverture que les synergies se créent. Chacun a sa place, chacun à sa place. Avec humilité, mais sans accepter l’inacceptable. Tolérer ce n’est pas permettre l’injustice, la violence, les discriminations, etc. « L’inaction des bons n’est pas moins nuisible que l’action néfaste des méchants », disait Martin Luther King.

« La bienveillance n’a rien à prouver, elle n’a pas à s’afficher, à s’exhiber. »

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