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Ensemble pour la démocratie

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Parlons démocratie, « le moins mauvais de tous les systèmes », comme le disait Winston Churchill. Un système qui ne peut être parfait puisque la volonté générale n’existant pas. Aucune gouvernance ne pourra satisfaire tout le monde ni même s’en rapprocher. Mais par opposition à la dictature ou la tyrannie, en démocratie l’alternance politique se fait sans recourir à la violence. D’ailleurs en principe, une démocratie ne fait pas la guerre à une autre démocratie. Ce qui se vérifie largement.

Ce sont les démocrates qui font les démocraties, qui se doivent par principe, d’être toujours en chantier, vivantes. La démocratie n’est pas qu’une forme de gouvernance basée sur l’élection de dirigeants, elle repose sur des valeurs – Liberté, égalité, fraternité en France – des principes, des idéaux. Le peuple est à la fois sujet et souverain. La démocratie ne repose pas sur des électeurs mais sur des citoyens.

La Ve République française en bref par Wikipedia : « Le chef de l’État est élu au suffrage universel direct, nomme le Premier ministre et, sur proposition de ce dernier, nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions ; le président de la République ne peut mettre fin aux fonctions du Premier ministre que si celui-ci présente la démission du gouvernement. Il peut dissoudre l’Assemblée mais celle-ci ne peut remettre en cause que le gouvernement, principalement par le biais d’une motion de censure. Si le président ne dispose pas de la majorité parlementaire, il est a priori contraint à une « cohabitation », et perd ainsi l’effectivité de son pouvoir au profit du gouvernement et du chef du gouvernement. En ce cas, cette forme de régime se rapproche du régime parlementaire. »

Une mécanique qui ne plait pas à tous aujourd’hui, avec des revendications de démocratie directe afin d’assouvir des désirs divers et variés du jour au lendemain. Tel un clic sur internet…

Sans vouloir reproduire le modèle suisse avec pour organe exécutif un Conseil fédéral basé sur la collégialité, ce pouvoir assumé collectivement par sept sages élus ou réélus – via des mandats de quatre ans renouvelables – par l’Assemblée fédérale, interpelle. Pourquoi ?

Dans un monde ultra-connecté dans lequel les informations circulent avant toute vérification, souvent via des réseaux sociaux mordants, via des algorithmes efficaces sans bienveillance, dans un monde où chaque mot, chaque image peut devenir à charge et objet de polémique, être un personnage public est intenable. Encore plus dans les affaires politiques.

Car si on n’accusera pas un chanteur, un humoriste ou un Youtubeur d’être responsable de ses propres ennuis, celui oui celle qui est à la charge des affaires publiques a le profil du bouc émissaire. Bien au delà de ses pouvoirs effectifs, de ses responsabilités.

Différentes élections dans le monde montrent qu’on se dirige vers des formes de vote se rapprochant des jeux de la « télé-réalité ». On devrait dire « média-réalité » parce que cela va au delà d’une lucarne délaissée par les jeunes générations au profit du web. Donald Trump aux Etats-Unis, Jair Bolsonaro au Brésil ou récemment Volodymyr Zelensky en Ukraine, illustrent cette tendance au glissement de la démocratie représentative vers une «société de connectés». Dans laquelle il est du meilleur effet d’être « anti-système ». Et de le confirmer dans les urnes.

Car dans la «société de connectés» où tout doit aller vite, le narcissisme s’étend. Chacun peut en quelques secondes prendre son smartphone, anonymement ou pas détruire par les mots ou l’image la victime de son choix, donner la leçon. Les ego gonflent avec les petits pouvoirs donnés aux internautes. Et la fascination pour les Narcisse suit. Bref, il devient très compliqué de gouverner en « sage », ce qui est indispensable pour celui ou celle qui est au pouvoir.

Mais le pouvoir doit-il être incarné par un homme, une femme ? La collégialité n’est-elle pas un modèle à creuser ou exploiter ? Un groupe de sages respectueux des valeurs démocratiques élus par les citoyens, est-ce un mode de gouvernance pertinent ? Est-ce un moyen de sortir de l’hystérie permanente qui entoure le gouvernant quel qu’il soit ?

Comment les citoyens pourraient-ils choisir leurs sages ? Il peut être raisonnable de mettre programmes et promesses électorales de côté et de s’intéresser aux compétences, aux valeurs, aux parcours de vie, et aux motivations des candidats. Parce que le but ne doit pas être de « prendre » le pouvoir pour flatter son ego, prendre une revanche sur la vie ou entrer dans les livres d’histoire. Non, la sagesse passe pas le respect de l’altérité, un don de soi pour le bien commun. Ce qui ne veut pas dire que le pragmatisme passe avant tout. Les valeurs humanistes devant prévaloir dans la prise de décision.

Au sujet de la démarche : je ne recherche rien si ce n’est avancer quelques idées. Les tendances actuelles et enjeux peuvent préoccuper. La démocratie est à protéger, à enrichir, à adapter à son environnement. Nous tenterons ici de proposer à des experts une tribune.
« Si l’homme a deux oreilles et une bouche, c’est pour écouter deux fois plus qu’il ne parle » disait Confucius.

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