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La vraie mécanique du cœur

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L’amour désigne un fort attachement inconditionné à quelqu’un ou à quelque chose. Ici, nous l’appréhendons comme une intention générale que l’on peut porter en soi. Le véritable amour est inconditionné, il n’attend pas de retour sur investissement, il n’accepte pas l’ego, il est un don de soi, noble, pur, sans objectif, sans calcul. Il est une force, une énergie, l’essence même.

Si vous avez perdu un ou des êtres chers, vous pouvez saisir la substance même de l’amour. Vous aimez ce ou ces défunts, point. Sans attente d’un retour, sans objectif, sans histoire à écrire… Vous aimez. Votre cœur, plein, peut en témoigner. Car oui, c’est une forme de plénitude que le sentiment d’amour en tant que tel, brut, produit avec détachement. Écartons dans notre exemple – le cas d’un défunt aimé – le manque, l’absence, qui renvoie au « Soi ». Concentrons-nous sur ce qui sort du cœur, le sentiment, et pas sur les constructions venant du cerveau. C’est bon ? Vous le cernez ? Ce sentiment d’amour, chacun le porte, chacun peut le faire rayonner. Mais tout le monde ne sait pas le conserver sous sa forme originelle. Ou plutôt sa forme authentique, permanente, définitive, naturelle.

A ce stade, il devient indispensable d’évoquer un concept trop peu intégré dans nos civilisations : l’altérité. C’est à dire ce qui n’est pas « soi » (être vivants, groupes, nature, choses, etc). Un concept facile à comprendre. D’ailleurs le respect absolu de l’altérité, on le trouve dans toutes les traditions spirituelles. Imaginez juste que chaque être n’ait qu’un seul principe – oui, un seul – qu’il applique intégralement, le respect inconditionné de l’altérité, quel problème perdurerait ?

Et encore ici, on ne parle pas d’aimer tout ce qui n’est pas « soi », juste de l’estimer, de le considérer comme on peut le faire en amour. Il est juste question de ne pas imposer à toute forme d’altérité une quelconque forme d’acte ou pensée égoïste ou simplement considérée unilatéralement juste.

Le respect de ce simple principe élimine haines, discriminations, violences sur autrui, destructions écologiques, abus, arnaques, vols, harcèlements, manipulations, mensonges… vous pouvez compléter la liste inspiré(e) par vos irritations.

Point intéressant, établir comme unique postulat (principe de base qui ne peut être discuté) le respect de l’altérité… et bien cela ne peut s’imposer, ou se décréter. Il n’y aura pas de coup de baguette magique. Il n’y a pas de combat à mener. On ne change pas un Homo Sapiens. On ne peut que lui donner les éléments pour qu’il se pose les bonnes questions avec les outils adaptés, de manière bienveillante, et altruiste. Les bonnes questions, les bons outils ? Une forme de manipulation maquillée ? Non, juste faire naître le goût pour la gnose (du grec γνῶσις, gnôsis : connaissance), c’est à dire la connaissance de soi, de l’altérité, qui est un préambule à l’amour. Le vrai. Car c’est par le travail sur soi sans recherche de pouvoir ou de gloire qu’on retrouve ce qu’on porte de manière plus ou moins enfouie. La mécanique du cœur.

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