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Conscience et prendre conscience

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Il est bien compliqué de définir le mot “conscience” puisque l’exercice revient à demander à une conscience de s’auto-définir… Ce qui est purement subjectif. On dira ici pour faire simple que communément on l’entend comme un ensemble : la conscience du monde et la conscience de soi, possibles par nous outils que sont nos cinq sens, et par une forme d’éveil qui n’est pas réservée à l’humain et qui fait partie du domaine du vivant. La conscience peut être comprise comme synonyme de vie intérieure en interaction avec l’extérieur au delà d’un processus de métacognition.

En latin classique “conscientia” signifie “connaissance en commun” ou “avec une connaissance”. Ce qui peut renvoyer à l’approche moniste, ce principe philosophique qui dans sa version moderne soutient le postulat d’unicité de la substance qui compose l’Univers. Ce qui est constaté scientifiquement depuis Albert Einstein : l’Univers est un objet, pas une enveloppe. Nous ne sommes pas dans l’univers, nous sommes partie intégrante de l’univers.

Cette unité fondamentale du cosmos ou de l’univers peut être perçue physiquement (monisme physicaliste), spirituellement (monisme idéaliste), de manière dualiste (tout est matière et esprit) ou neutre (il existe une substance mais elle n’est ni matière ni esprit). Quoi qu’il en soit cette unité fondamentale renvoie à une conscience universelle.

Le pré-socratique Parménide (-VIe siècle) défendait (déjà) une philosophie de l’harmonie universelle. L’homme sage doit trouver sa place dans le Cosmos, faire partie du Tout Universel. Et plusieurs chemins s’offrent à lui.

“Il faut que tu connaisses toutes choses, et les entrailles incorruptibles de la vérité persuasive, et les opinions des mortels qui ne renferment pas la vraie conviction”, écrivait-il… Où le chemin de la raison plutôt que de l’opinion.

Car la pensée est continue, alors que la parole est discontinue. Et l’Etre est la condition de la pensée. Une pensée qui doit permettre de concevoir le réel en devenir permanent, c’est à dire le cosmos. Nous avons donc avec Parménide la fondation de la pensée grâce à l’Être et l’application de la pensée sur le réel qui le rend intelligible via sa stabilisation. C’est par l’interaction (et non pas par la relation) que l’on peut construire.

Or la tendance actuelle est à la dissociation (distinction par le “Je suis différent”) et à l’opinion (“moi je sais”) par une perception (“ce que je vois est la vérité”), ce qui est un égarement de la pensée (voir ici). Et une déification de sa conscience par une forme d’exaltation. Alors que la pensée demande humilité puisqu’il s’agît d’espérer comprendre un tout petit peu ce qui est vraisemblablement inintelligible à notre niveau. Par chance, puisque nous faisons partie de l’objet Univers (lire ici), homogène et isotrope, qui se forme avec une énergie non comprise, nous pouvons tenter de chercher en nous quelques éléments de réponse avec notre conscience pour outil. Puisqu’on peut supposer que la conscience est partout en tant que donnée fondamentale hors espace-temps, avec de l’information pure, et les potentialités – en adéquation aux principes de la physique quantique – qui se construisent par agrégation. Et qui crée donc la matière en fonction de l’intention portée.

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