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Le Livre des Morts ou l’encyclopédie égyptienne de l’outre-monde

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Les Égyptiens croyaient en une forme de vie après la mort. Pour accéder à l’au-delà, ils devaient observer un certain nombre de rites et emporter dans le trépas « le Livre des morts » qui constituait, à leurs yeux, un guide pour continuer à vivre dans ce nouveau monde. Il s’agît d’une « une collection de recettes magiques pour permettre au défunt d’affronter tous les dangers dans l’au-delà. »

« Le Livre des morts » est une appellation moderne – ou pour les anciens Égyptiens – mais on le nomme également « le Livre pour Sortir au Jour ». Le « jour » en question est celui des vivants, mais aussi de tout principe lumineux s’opposant aux ténèbres, à l’oubli, à l’anéantissement et à la mort.

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Dans de nombreux papyrus la confession négative est accompagnée d’une illustration montrant Osiris et ses assesseurs, le défunt accompagné d’Anubis et le dieu Thot qui inscrit la sentence. La balance est aussi représentée ainsi qu’un monstre prêt à avaler le cœur du défunt s’il n’est pas plus léger que la plume de la déesse de la justice, Maât.

« Le Livre des morts » tire ses origines dans une longue tradition scripturale que l’on peut faire remonter jusqu’à l’Ancien Empire égyptien; les premiers textes funéraires étant les Textes des Pyramides. La première pyramide à textes d’Égypte est celle du roi Ounas de la Ve dynastie (vers 2353 avant notre ère). Les deux cents formules (ou chapitres) du « Livre des Morts » ont bien été rédigées une toute première fois. Les prêtres égyptiens ont identifié ce premier auteur. Il s’agit d’une divinité, non nommée expressément, mais originaire d’Hermopolis. Il semble alors qu’il s’agisse du dieu Thot.

Ensemble de formules écrites sur papyrus et illustrées d’images, le livre était censé aider le défunt à réussir son passage vers l’au-delà. Il était placé dans le sarcophage à côté du mort ou parfois inséré dans les bandelettes de la momie. Certaines formules pouvaient aussi être inscrites sur les parois de la tombe.

Ayant un contenu religieux et magique, il comporte des hymnes aux dieux (Osiris et Rê) et des formules destinées à donner au défunt les moyens de vivre heureux après la mort, à sortir le jour sur terre et rentrer le soir dans la tombe, à vaincre les ennemis et les êtres nuisibles et à franchir les diverses portes du monde souterrain.

Dans cet ensemble, une étape revêt un caractère d’importance, c’est celle consacrée à la « pesée du cœur », siège du « Ba », l’âme. Avant d’accéder au royaume des morts, le défunt est jugé et son cœur pesé face à la plume de la déesse Maât. Si les masses s’équilibrent, il est sauvé. Sinon, il connait une seconde mort, définitive.

Afin attendrir le tribunal présidé par Osiris assisté de 42 dieux, il se livre à une confession dans laquelle il énumère toutes les fautes qu’il n’a pas commises. Le défunt montre ainsi sa pureté morale et sa bonne conduite sur terre. S’il est innocent, il est admis dans la suite d’Osiris et considéré lui-même comme un Osiris. Sinon, son âme est avalée par un monstre et il disparaît définitivement.

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