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Limiter le réchauffement permettrait une création nette de 18 millions d’emplois

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Tout n’est pas business mais il faut parfois aborder cet aspect des choses pour obtenir l’écoute de décideurs politiques et économiques.

Si la communauté internationale s’est engagée à éviter que la température moyenne de la planète en 2100 ne dépasse les +2°C par rapport à ce qu’elle était au XIXe siècle (les simulations parlent d’un +3°C), elle a exprimée, lors de la Conférence de Paris, en 2015, le souhait d’atteindre un +1,5 °C (ce qui n’affecterait « que » 16% de la population mondiale contre 29% pour +2°C…).

Oui mais quelles répercussions sur l’emploi ? diront les sceptiques… Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT) – sur la base d’un objectif de +2°C – la création nette d’emplois représenterait 18 millions d’emplois tous pays confondus (– 6 millions d’emplois dans les énergies fossiles et +24 millions dans les énergies vertes).

« Beaucoup d’études se penchent sur le prix de la lutte contre le réchauffement, commente le professeur de l’Université de Stanford Marshall Burke dans le magazine Nature. Mais il manquait une vision claire des effets de cette lutte sur la production de richesses. » Résultat de l’étude des chercheurs de l’université californienne : 20.000 milliards de richesses supplémentaires créées d’ici 2100. Une création de richesses qui ne serait cependant pas répartie de manière égale. Les pays chauds et riches (Arabie saoudite, Qatar, Koweït etc.) avec un PIB accru d’environ 20%,  ou les pays riches mais vulnérables (Etats-Unis avec +4%, Chine avec +6%, Inde avec +12%, etc.) y gagneraient plus. Il faudrait donc une redistribution des bénéfices de la lutte contre le réchauffement, dans un souci de justice sociale.  « Pour près de 70% des Etats – qui représentent 90% de la population mondiale – il s’agit bien d’un bénéfice », précise Marshall Burke.

Les perdants ? Les pays au climat froid comme la Russie (-54%) ou le Canada (-37%). En Europe, il s’agît de la Norvège (-40%), de la Suisse (-19%) ou de la Grande-Bretagne (-10%).

« Cette étude confirme les opportunités de l’action climatique. C’est important pour infléchir les politiques publiques, explique Géraldine Pflieger, directrice de l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Genève, dans le suisse Le Temps. D’autant plus que cette étude ne tient pas compte des effets positifs d’un réchauffement modéré sur la santé ou sur les services rendus par des écosystèmes. »

Le « jour du dépassement » en France : le 5 mai

Le 5 mai 2018, les Français avaient déjà consommé, selon une étude de l’ONG Global Footprint Network, ce que la planète peut lui fournir en un an. Soit dans un délai environ de quatre mois. Une date marquante sans cesse plus tôt année après année.

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